Cinetique II

Eröffnung: 7. November 2018  (bis 17. November)

Galerie Abstract Project
5 rue des Immeubles Industriels
75011 Paris

http://abstract-project.com/

For Four 1, 2016, oil, enamel on aluminim

Ce qui a marqué le tournant dans la pensée créatrice contemporaine, c’est certainement cette conscience soudaine de l’inséparabilité spatio-temporelle, révélée aussi simultanément dans les théories scientifiques les plus avancées. Le mouvement et le rythme entrent par la grande porte dans la pratique artistique pour s’imposer souvent, et surtout grâce à l’avancée incessante de l’art abstrait, comme le seul vrai sujet et le signe incontestable de la modernité. La vision, auparavant immuable, commence à s’étendre dans la durée, soit par le mouvement réel, soit par l’addition des instants successifs créant par conséquent un mouvement fictif rétinien.
Le cinétique passe à l’optique avec toutes ses implications perceptives et psychologiques entraînant une œuvre qui englobe dans son intégralité non seulement le substantiel, mais surtout le devenir. Il s’établit une nouvelle dialectique du réel et de l’imaginaire qui engendre des images et des formes spatiales dynamisées. La réalité et la matière se dévoilent comme des flux d’énergie. L’image s’ouvre par ses intersections fragmentées : le mouvement et le rythme deviennent la ressource d’une nouvelle expressivité. Il ne s’agit plus de la reproduction ou de l’imitation, mais d’une analogie plastique basée sur l’appréhension d’une réalité dynamique et vivante, de formes qui n’embrassent plus seulement l’espace, mais aussi le temps, de formes qui ne peuvent plus se priver de cette pensée temporelle.
L’artiste façonne le temps comme il façonne l’espace. Ainsi les Cubistes, qui ont suivi le chemin bien tracé de Cézanne par le fractionnement du réel, les Futuristes par la dynamisation de la vision, commencée déjà dans l’expérimentation photographique de Muybridge et Marey, ensuite passée par la conceptualisation de Duchamp, sans oublier les Constructivistes russes, le Suprématisme extrasensoriel de Malevitch et ses perspectives cosmiques, le Néoplasticisme idéalisé de Mondrian ou l’Orphisme lumineux de Kupka et surtout des Delaunay, apparaissent comme les précurseurs d’un art appelé aujourd’hui en toute légitimité « Art Cinétique ».
Ce courant artistique, représenté par ses protagonistes historiques comme Vasarely, Soto, Agam, Morellet, Cruz-Diez, Le Parc ou Molnar, est au cœur de l’actualité des dernières décennies. Il est profondément ancré dans un esthétisme largement géométrisant, expression fidèle d’une sensibilité associée entièrement à cette nouvelle ère galopante et incontournable du numérique et à ses enseignements sortis directement d’une logique cybernétique ultrasophistiquée.
Cette deuxième édition montre bien l’intérêt grandissant pour les idées cinétiques et la vision qui implique et intègre la notion de temps, et ainsi le rythme et le mouvement, dans la pensée créative actuelle.

Milija Belic

Was den Wendepunkt im zeitgenössischen kreativen Denken markiert hat, ist sicherlich dieses plötzliche Bewusstsein der räumlich-zeitlichen Untrennbarkeit, das sich gleichzeitig in den fortgeschrittensten wissenschaftlichen Theorien zeigt. Bewegung und Rhythmus kommen durch die große Tür in der künstlerischen Praxis, sich oft und vor allem dank des unaufhörlichen Fortschritts der abstrakten Kunst als das einzig wahre Subjekt und das unleugbare Zeichen der Moderne durchzusetzen. Die Vision, die vorher unveränderlich war, beginnt sich zu verlängern, entweder durch die reale Bewegung oder durch die Hinzufügung der aufeinanderfolgenden Augenblicke, wodurch eine fiktive Netzhautbewegung entsteht.
Die Kinetik bewegt sich zur Optik mit all ihren perzeptiven und psychologischen Implikationen, was zu einer Arbeit führt, die in ihrer Gesamtheit nicht nur das Substanzielle, sondern vor allem das Werden umfasst. Es schafft eine neue Dialektik des Realen und des Imaginären, die Bilder und energetische Raumformen erzeugt. Realität und Materie werden als Energieströme offenbart. Das Bild öffnet sich mit seinen fragmentierten Schnittpunkten: Bewegung und Rhythmus werden zur Ressource einer neuen Expressivität. Es handelt sich nicht mehr um Reproduktion oder Nachahmung, sondern um eine plastische Analogie, die auf der Erfassung einer dynamischen und lebendigen Realität beruht, von Formen, die nicht nur Raum, sondern auch Zeit umfassen. von Formen, die sich dieses zeitlichen Denkens nicht mehr entziehen können.
Der Künstler gestaltet die Zeit, während er den Raum gestaltet. So ist die Kubisten, die den Weg gefolgt ausgetretenen durch Cezanne durch die Spaltung von realen Futuremen durch Vision erregt, begonnen bereits in den fotografischen Experimenten von Muybridge und Marey, dann durch die Konzeptualisierung von Duchamp vergangen, ohne zu vergessen, russische Konstruktivisten, der extrasensory Suprematismus Malewitsch und seine kosmischen Aussichten, die idealisierte Neoplasticism Mondrian oder Licht Orphisme Kupka und insbesondere Delaunay, erscheinen als Vorläufer einer Kunst genannt heute legitim „Kinetische Kunst“ .
Diese künstlerische Bewegung, vertreten durch ihren historischen Protagonisten wie Vasarely, Soto, Agam, Morellet, Cruz-Diez Park oder Molnar, liegt im Herzen der Nachrichten der letzten Jahrzehnte. Es ist tief in einer weit géométrisant Ästhetik verwurzelt, getreuer Ausdruck der Empfindlichkeit voll mit diesem neuen zügellos und unausweichlichem digitalen Zeitalter verbunden ist und ihre Lehren direkt aus einer ultra-hoch entwickelte Cyber-Logik.
Diese zweite Ausgabe zeigt das wachsende Interesse an kinetischen Ideen und die Vision, die den Begriff der Zeit und damit den Rhythmus und die Bewegung in das aktuelle kreative Denken einbezieht und integriert.
Milija Belic
(Übersetzung: Google)